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Concours iufm montpellier


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Peur du manque de formation, peur dêtre envoyés dans des zones difficiles, peur du déracinement (en étant nommé loin de leur domicile peur de faire de longues études pour un salaire peu élevé.
Philippe Meirieu est catégorique: «Le métier denseignant ne fait plus rêver parce quon se trompe dobjectif et de méthode», lâche le vice-président de la région Rhône-Alpes en charge de la formation, élu sous létiquette Europe Ecologie.
Selon le rapport annuel de la Cour des comptes, le nombre dinscrits aux différents concours denseignement dans le second degré est passé.250 en 2010.314 en 2011, «une baisse.936 inscriptions», soit 24 en.Avantage pour les étudiants, le taux de réussite au Capes a fortement augmenté du fait de la raréfaction des postulants.Des études plus longues qui découragent La Cour des comptes a pointé du doigt en février 2012 le caractère contre-productif de cette réforme.Des centaines de postes non pourvus.Moins de candidats donc, mais autant délèves.Le métier ne fait plus rêver mais lexplication est politique.» Dans le viseur des professeurs et des étudiants, la réforme de la formation des enseignants, qui avait provoqué lun des plus longs mouvements de protestation universitaire en 2009 et 2010.«On nous demande d'être pratiquement bilingue dans une langue vivante, de maîtriser l'informatique, de faire deux stages, tout en préparant le concours et en rédigeant un mémoire de recherche.» Lemploi du temps est chargé et la pression de lexamen"dienne.«LEtat et le gouvernement ont cré cette crise, en modifiant le processus de recrutement et en asséchant le nombre de postes», lâche-t-il, amer.«Le métier manque de reconnaissance, il est souvent sous-payé et souffre souvent dune véritable méfiance sociale à best noise reduction app son égard.» Un concours à bac5 Pour Frédéric Charles, enseignant-chercheur en sciences de léducation à luniversité de Picardie Jules Vernes, la crise du recrutement a principalement été causée.Non seulement les économies budgétaires espérées nont pas été au rendez-vous, mais lallongement de la durée des études a contribué à décourager les éventuels candidats, explique Frédéric Charles: «Les étudiants se projettent dans lavenir, on leur a annoncé quils devaient faire deux ans supplémentaires détudes.Seuls 51,6 des inscrits au Capes se sont présentés le jour de lépreuve en 2011, contre 69,9 en 2010.

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Or, estime-t-il, les réformes de ces dernières années visent «à gérer lécole comme une entreprise, avec ses exigences defficacité et de rentabilité».
Selon le syndicat snes-FSU, le nombre de candidats admissibles est inférieur au nombre de postes à pourvoir dans plusieurs matières, comme en lettres classiques ou en musique, et la situation est critique dans dautres spécialités comme langlais ou les mathématiques.
Difficile alors pour les moins fortunés davoir un petit boulot à côté, une situation qui concerne pourtant «50 des candidats au Capes», selon Patrick Demougin.
Cest là tout le paradoxe: près.000 postes ont été supprimés dans lEducation nationale depuis 2007.
Alors que les concours étaient jusqualors accessibles à bac3, avec une licence, ils sont désormais «masterisés terme barbare pour signifier quil faut un master, soit un bac5, pour devenir professeur.Après avoir étudié la chimie dans une université parisienne, il a renoncé au Capes pour travailler dans une entreprise pharmaceutique.«Dans les dix prochaines années les besoins en enseignants seront constants ou en hausse estime Patrick Demougin, président de la Conférence des directeur diufm (cdiufm).Les matières scientifiques et techniques sont particulièrement sinistrées.De plus, le nombre de présents, cest-à-dire détudiants qui passent effectivement le concours, est également en chute libre.Etudiant lyonnais de 23 ans en histoire-géographie, il vient de réussir les épreuves écrites et prépare loral prévu en juin.«Il faut sélectionner plus tôt» les futurs enseignants, éventuellement en mettant ya rab box office collection en place un prérecrutement, avance Patrick Demougin, qui, comme Philippe Meirieu, estime qu'une hausse de salaire comme celle proposée par Nicolas Sarkozy ne peut pas suffire à elle seule.Mais il y a plus préoccupant: tous ceux qui choisissent quand même de passer le concours ne le réussissent pas forcément.Selon ce directeur de liufm de Montpellier, deux facteurs expliquent la fuite des jeunes: une cause «conjoncturelle» tout dabord.Quelques jours plus tôt, le candidat UMP avait suggéré daugmenter le temps de présence des professeurs de «18h à 26h» par semaine et dassortir cette mesure dune hausse de la rémunération pouvant aller jusquà 500 euros par mois.


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